| jeudi 20 mars 2008, a 22:06 |
| Une femme malade demande l'euthanasie en justice |
L'avocat de Chantal Sébire, a saisi la justice d'une "Demande exceptionnelle mais néanmoins légitime" d'euthanasie.
Le président du tribunal de grande instance de Dijon "a mis son jugement en délibéré à lundi prochain", a précisé Me Gilles Antonowicz, qualifiant cette démarche de "première".
"C'est une première pour le
monde judiciaire, mais nous ne demandons que l'application de la loi,
celle du 22 avril 2005 sur les droits des malades, dite loi Léonetti", a souligné l'avocat.
| Citation: | Loi Léonetti (pdf)
La loi Léonetti du 22 avril 2005 sur les droits des malades va dans le
sens du respect des malades en fin de vie, mais elle n'autorise pas
l'euthanasie en France, contrairement à certains autres pays européens
comme les Pays-Bas, la Belgique ou la Suisse. |
Chantal Sébire, 52 ans, souffre d'un esthésioneuroblastome,
une tumeur évolutive des sinus et de la cloison nasale, qui lui déforme
cruellement le visage. Cette maladie rarissime et incurable, au très
mauvais pronostic vital, lui a fait perdre la vue il y a quelques mois,
après le goût et l'odorat. La tumeur prenant des "proportions
insupportables", sans rémission possible, Mme Sébire a écrit, le 6
mars, au président de la République, Nicolas Sarkozy, pour lui réclamer
le droit de mourir. (Le Monde.fr)
François Fillon se réserve derrière le juge ...
François Fillon a réagi jeudi matin sur RTL à la supplique de Mme Sébire : "C'est
une demande qui provoque beaucoup d'émotion. On est aux limites de
l'intime. Un texte a été voté il y a deux ans, le juge doit maintenant
interpréter ce texte", a déclaré le Premier ministre.
Rachida Dati elle, c'est opposée à une loi qui légaliserait l'euthanasie active en France.
"Cette dame demande à la
justice de pouvoir exonérer de la responsabilité pénale le médecin pour
lui administrer une substance létale, pour l'aider à mourir", a dit la
ministre. "Ce n'est pas notre droit. Nous avons fondé notre droit, et
aussi bien la Convention européenne des droits de l'homme, sur le droit
à la vie", a-t-elle jugée.
Swan:
On ne choisi pas le jour de sa naissance,
peut-on au moins anticiper le jour de sa mort ?
Le droit à une mort digne devant la souffrance,
Vous en pensez quoi ?
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